Alter-Politique : un mouton noir chez les rouges

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lundi 23 avril 2007

Avril 2007, l'urgence : un parti communiste anticapitaliste, écologique et surprenant !

Quelques réflexions "à chaud", au lendemain du premier tour...

Avril 2007. Le monde reste dominé par un système économique qui prospère en attisant la concurrence entre les peuples et entre les "communautés" (jeunes contre vieux, français contre immigrés, chômeurs contre salariés, etc.), en détruisant la fraternité et le contrat social, en faisant prospérer l'insécurité, en distillant dans les tripes d'une part croissante de la population le poison de l'angoisse des lendemains. Ce système produit beaucoup de richesses (pour certains) mais prive les autres du bonheur de vivre...

Avril 2007. Plus que jamais, l'urgence est de construire une alternative à ce système, de montrer qu'elle est possible, de préserver l'espoir. Au-delà des luttes syndicales ou sociales, indispensables pour résister quotidiennement, le lieu de la construction de cette alternative, le lieu de la nécessaire élaboration des propositions politiques, c'est le parti.

Avril 2007. Aujourd'hui, en France, le parti où les conditions de cette élaboration peuvent être réunies est le Parti Communiste Français. Peuvent. Si de la séquence qui se clôt par le scrutin du 22 avril, plusieurs enseignements sont tirés.

Y a-t-il une alternative capitaliste au néolibéralisme ?

Ceux qui le croient sont au PS (disons PRS). Ceux qui refusent d'affronter cette question sont dans le mouvement altermondialiste. Le PCF n'a aucun avenir s'il ne répond pas clairement par la négative à cette interrogation. Le PCF doit être résolument anticapitaliste ou il disparaîtra.

Cette alternative peut-elle ignorer l'écologie ?

Ceux qui comme Nicolas Hulot veulent nous faire croire que l'écologie n'est ni de droite ni de gauche sont des bouffons dangereux, pour la planète et ceux qui l'habitent. Les défis énormes que l'humanité devra affronter ne pourront être relevés sans remettre en cause la place de l'économie par rapport à l'Homme. La malbouffe, l'exposition à de multiples substances nocives, la pollution de l'environnement, la difficulté d'accès à l'eau… sont aussi des aliénations. Le communisme du 21ème siècle sera un écommunisme.

Comment s'impliquer dans la gestion du système actuel ?

Le PCF compte des milliers d'élus. Cette implication nécessaire présente le danger de faire croire que l'alternative que nous proposons peut s'accommoder du système en place. Accaparés par le quotidien, certains élus pourraient se couper du parti et s'assécher politiquement... Les élus communistes doivent être impliqués dans la vie politique du parti, pour rester les témoins actifs de l'alternative que nous proposons, dénoncer les aberrations du système actuel et susciter les luttes pour le combattre.

Quel usage faire des médias ?

Sur le terrain et dans les meetings nous avons fait une bonne campagne, mais dans les médias elle était nulle. Nous nous sommes laissés enfermer dans le rôle d'aile gauche du PS : dames patronnesses à peine plus virulentes, énumérant longuement le catalogue des droits que nous revendiquons, inaudibles sur les moyens et surtout les transformations radicales nécessaires. Nous devons apprendre à nous jouer des médias, même et surtout s'ils nous sont hostiles. Les prendre à leur jeu, les surprendre (agit-prop), nous concentrer sur peu de messages bien choisis (les délocalisations par exemple).

Et les "collectifs"... quels collectifs ?

L'expérience des collectifs a été enrichissante : nous avons beaucoup appris de nos "partenaires" de la gauche de la gauche... Dans le grand public, hors des cercles militants, cette expérience est de toute façon totalement inaudible. Sa seule traduction visible aurait pu être une candidature unique, on a vu ce qu'il en a été. Un parti politique ne se réduit pas à une plate-forme logistique ou financière, il est et doit rester le lieu de l'élaboration politique, entre militants unis autour des mêmes convictions. Fort de son projet et sûr de son identité, il peut alors se confronter de façon constructive à ses partenaires pour se rassembler dans les luttes ou aborder ensemble certaines échéances électorales sur des bases claires.

Avril 2007. Nous avons beaucoup à faire, mais tout reste possible, car le PCF est riche de ses militants, de ses élus, de son projet et de Marie-George !

- publié sur mon blog -

vendredi 6 avril 2007

5 bonnes raisons de voter Marie-George Buffet, et 2 post-scriptum

1. Voter Buffet, c'est exiger une solution politique aux délocalisations.

Marie-George Buffet est la seule à proposer une vraie solution politique aux délocalisations. Ce débat est absent de la campagne. Voter Buffet, c'est exiger l'ouverture d'un grand débat national sur les délocalisations.

2. Voter Buffet, c'est donner une chance à la gauche de réussir.

Seul le programme de Marie-George Buffet se donne clairement les moyens de réussir une politique de gauche. Le PS s'en garde bien et n'aura donc jamais les moyens de tenir ses promesses. Un PS hégémonique, c'est la gueule de bois assurée de la realpolitik après l'ivresse des promesses électorales utopiques.

3. Voter Buffet, c'est récupérer nos services publics.

Alors que le PS et la droite nous ont dépossédés de nos services publics, Marie-George Buffet s'engage clairement à reprendre ce qui nous a été volé, pour préserver ces activités des logiques marchandes et assurer notre indépendance, notre sécurité et notre avenir dans ces domaines stratégiques pour notre pays.

4. Voter Buffet, c'est défendre la fraternité face à la concurrence.

Nous sommes à un tournant de l'histoire de notre civilisation. Une guerre économique est menée contre les peuples. Pour gagner, elle doit détruire en nous la Fraternité, et la remplacer par la concurrence de tous contre tous, la précarité et la peur du lendemain pour tous. Voter Buffet, c'est crier STOP !

5. Voter Buffet, c'est réclamer une nouvelle république solidaire et démocratique.

Il est temps de rénover nos institutions, de donner de nouveaux droits aux citoyens et aux salariés, de moderniser les services publics, de réaffirmer la laïcité de notre république.

Le 22 avril, votez pour vos colères, vos idées, vos exigences !
Le 22 avril, votez à gauche : votez Buffet !

- publié sur mon blog -

Post-scriptum à l'attention des inconditionnels des étiquettes :

Les médias dominants et les partis du NON essaient de vous imposer ça :

"parti socialiste" = "gauche" = "je vote pour"
"parti communiste" = "staline" = "je vote contre"

Résistez ! Halte à la pensée unique, remettons notre cerveau en marche :

"parti socialiste" = "droite" = "je vote contre"
"parti communiste" = "gauche populaire et antilibérale" = "je vote pour"

Post-scriptum au post-scriptum : pourquoi dire que le PS est de droite ?

Le parti socialiste est le premier responsable de la financiarisation à outrance de l'économie, il a fait beaucoup plus que la "droite" dans ce domaine. Jugez vous-même :

  • Déréglementation des marchés ? Bérégovoy ! (1985-1986)
  • Développement de l'actionnariat salarié ? Fabius ! (2001)
  • Défiscalisation des produits d'actions ? Bérégovoy ! (1984-1992)
  • Course à la privatisation ? Jospin ! (1997-2002)
  • Glorification-défiscalisation des stock-options ? Strauss-Kahn ! (1998)
  • Directive européenne pour la libéralisation des OPA hostiles ? Vote favorable des députés socialistes Français ! (2001)

Vous en voulez encore ? Votez Ségolène dès le 1er tour, vous ne serez pas déçus !

vendredi 30 mars 2007

Pourquoi la campagne de Buffet "patine" ? Que faire ?

Oui, ça patine : sur le terrain, dans les meetings, à la sortie des entreprises l'accueil est excellent. Les gens apprécient Marie-George Buffet et nos propositions, qui leur paraissent très sympathiques. Le SMIC à 1500€, la sécu à 100%, le développement du service public : tout ça c'est génial et on en rêve tous.

Mais au fond, personne n'y croit vraiment. Mais peu le disent.

Alors ça donne cette campagne bizarre, avec un formidable capital de sympathie, un peu comme quand on refait le monde autour d'un café entre potes, tout en sachant que la vraie vie va reprendre en sortant du bistrot.

Car la chape de plomb patiemment coulée depuis des années par le néolibéralisme et ses grands médias est redoutablement efficace : c'est la mondialisation, on n'y peut rien, il faut courber l'échine sinon c'est la délocalisation. Cette question est la clé du basculement de la campagne.

Après avoir essayé de nous imposer leur Europe de la concurrence libre et non faussée, les mêmes essayent aujourd'hui de confisquer cette campagne, avec les mêmes armes : matraquage de sondages tripatouillés, et confiscation du vrai débat au profit de thèmes débiles qui changent toutes les semaines : hier la valeur travail, aujourd'hui le drapeau et la marseillaise, demain un autre n'importe quoi.

C'est ce décalage entre la campagne et les vrais interrogations profondes des électeurs qui a inspiré mes deux dernières notes.

Mais le compte-rendu du dernier café politique organisé dans notre quartier raisonne comme un signal d'alarme !

Extrait :

"Une vingtaine de participants... tous très passionnés... dont 3 militants de la section... La fréquentation du café étant disons très populaire, la discussion a été franche, et les mots employés étaient très directs... Pour parler clair, tout le monde allait droit au but de ses préoccupations...
[.../...]
Une troisième partie, la plus longue a tourné autour de la mondialisation, autour de laquelle nous avons essayé, non sans mal de convaincre l'assistance des réformes qu'il est possible de mettre en oeuvre..."

Tout est dit.

Le pire étant que nous avons des solutions à proposer (voir cette note) ! Mais elles ne sont pas suffisamment portées par la direction du parti, et pas assez connues des militants !

Il nous reste trois semaines pour provoquer un grand débat national autour des délocalisations et des solutions politiques à apporter à ce fléau. Ouvrir ce débat est la meilleure façon de lutter contre Sarkozy (c'est son pote Devedjian qui l'affirme lorsqu'il se dit bien content que la campagne ne porte pas sur la question du libéralisme, car sinon ils la perdraient !). Mais c'est aussi la meilleure façon de marquer clairement notre différence !

Marie-George Buffet ne devrait plus parler que de ça ! Quand elle réagit au sujet débile de la semaine (le drapeau par exemple), elle doit dire une seule chose : "le drapeau, ça n'empêche pas les Français de dormir ! Ce qui les préoccupe, c'est les délocalisations ! Nous avons des propositions, discutons-en, il faut ouvrir un grand débat national sur les délocalisations !"

A chaque intervention, elle doit marteler cette exigence.

Peut-être faudrait-il ouvrir une pétition en ligne réclamant l'ouverture de ce débat ?

Qu'en pensez-vous ?

- publié sur mon blog -

dimanche 25 mars 2007

Royal ou Buffet : quelle gauche peut réussir ?

Le programme de la gauche antilibérale n'est pas "communiste" !

Pas d'abolition de la propriété privée des moyens de production, encore moins de dictature du prolétariat ! Les communistes ne sont décidément plus ce que certains croient qu'ils furent... Alors y a-t-il vraiment une différence entre les programmes de Ségolène Royal et Marie-George Buffet ?

Les deux proposent la même redistribution des richesses, Buffet un peu plus fort...

Logements sociaux : 600 000 chacune. SMIC : 1500 € chacune (brut ou net, plus ou moins vite). Plafonnement des loyers : 25% des revenus du ménage pour Royal, 20% pour Buffet. Pour la sécu par contre, Buffet va nettement plus loin et propose d'aller vers une sécu à 100% pour tous. Alors en gros, Buffet et Royal, c'est pareil ?

Les moyens : là c'est plus tout à fait pareil !

Pour avoir des richesses à redistribuer, il faut bien commencer par les collecter. C'est l'impôt et les cotisations sociales. Si les deux candidates proposent une modulation de l'impôt sur les sociétés selon que le bénéficie est utilisé pour l'emploi et l'investissement ou pour rémunérer les actionnaires, Buffet va bien plus loin en préconisant une grande réforme fiscale orientée vers plus de justice et d'efficacité, ainsi qu'une redéfinition des cotisations sociales des entreprises.

C'est la clé n°1 pour réussir à gauche : une fiscalité intelligente et efficace.

Les privatisations : une vraie divergence !

Autoroutes, télécoms, transports, énergie, poste… des pans entiers de nos services publics ont été offerts au secteur privé pour des raisons purement idéologiques. Marie-George Buffet s'engage clairement à reprendre ce qui nous a été volé, pour préserver ces activités des logiques marchandes et assurer notre indépendance, notre sécurité et notre avenir dans chacun de ces domaines stratégiques pour notre pays. Elle va même plus loin en proposant la création d'un grand service public de l'eau.

Côté Royal, rien de tout ça. D'ailleurs, Jospin a été l'un des plus grands privatiseurs de ces 20 dernières années !

Ces activités rapportent beaucoup d'argent. En les rendant au peuple français, l'Etat se redonne aussi les moyens de financer sa politique.

C'est la clé n°2 pour réussir à gauche : un secteur public fort, rénové et démocratisé.

C'est bien joli tout ça, mais si on embête les entreprises elles ne seront plus compétitives et devront délocaliser.

Parfaitement ! Si elle est élue, c'est ce principe de réalité que nous rappellera Royal dans quelques mois pour nous expliquer pourquoi elle n'aura pas appliqué le dixième de son programme.

Un programme soi-disant de gauche qui n'apporte pas une réponse claire à cette objection, c'est une arnaque !

La réponse de Marie-George Buffet, c'est un projet de loi déposé à l'Assemblée Nationale en janvier 2007, que les députés n'ont même pas voulu discuter, et qui propose un dispositif audacieux et innovant pour protéger notre économie du fléau des délocalisations. Ce nouveau protectionnisme moderne est à la fois offensif et défensif :

  • Défensif : en instaurant une taxe sur les importations calculée en fonction des différences de salaire et de protection sociale entre les pays, il annule l'intérêt du dumping social et des délocalisations. Et les moyens ainsi dégagés financeront la protection sociale.
  • Offensif : ces moyens seront aussi utilisés pour l'aide au développement des pays les plus pauvres. Et la France interviendra auprès des autres pays européens et des organismes internationaux pour généraliser l'adoption de ce dispositif.

C'est la clé n°3 pour réussir à gauche : une vraie réponse au défi des délocalisations.

En conclusion, la principale différence entre les programmes de Royal et de Buffet ? Celui de Buffet est applicable, pas celui de Royal !

Fiscalité, secteur public et délocalisations : seul le programme de la gauche populaire et antilibérale a les trois clés pour réussir à gauche, réhabiliter la politique et mettre l'économie au service de notre vie à tous.

Ségolène Royal essaye de nous faire croire que tout peut aller mieux sans rien vraiment changer. Après l'ivresse des promesses électorales utopiques, ce sera la gueule de bois de la realpolitik. Les français seront écoeurés de la gauche, et pour longtemps.

Mais avec Marie-George Buffet, nous avons enfin une gauche courageuse, réaliste et réalisable.

Le 22 avril, voter à gauche c'est voter Buffet !

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lundi 19 mars 2007

Comment lutter contre les délocalisations ? Les solutions existent !

Les délocalisations et les licenciements massifs qu'elles entraînent constituent aujourd'hui une préoccupation majeure pour des millions de Français. 48% d'entre nous craignent de sombrer dans la pauvreté. Face à cette angoisse qui ronge le quotidien, le débat politique autour des solutions à apporter est incroyablement absent de la campagne.

Les médias nous gavent de sondages à en vomir, mettent en scène la guéguerre des petites phrases et le feuilleton des allégeances, les télés organisent des shows débiles avec des "vrais gens" pendant lesquels on parle de tout et surtout de rien, sans jamais rentrer vraiment dans un sujet. Et surtout pas dans celui de l'économie et de la mondialisation : l'omerta a le soutien de tous. L'UMP reconnaît en "off" que si la campagne portait sur la question du libéralisme ils la perdraient, quant au PS il n'est pas mécontent de ne pas avoir à aborder un sujet sur lequel il n'a pas grand-chose à dire.

Tout est donc en place pour un nouveau 21 avril : une classe politico-médiatique totalement déconnectée des angoisses quotidiennes de la population, un Le Pen en embuscade et une gauche antilibérale divisée et frileuse.

A un mois du premier tour il est encore temps de bouleverser la donne en mettant tout le paquet sur ce sujet essentiel : les délocalisations.

Pour contribuer à ouvrir ce débat démocratique et provoquer cet électrochoc, voici un petit tour d'horizon des solutions proposées par les principaux candidats, en finissant par la gauche populaire et antilibérale dont les solutions méritent d'être mises en avant de façon beaucoup plus volontariste qu'elle ne le fait aujourd'hui.

Sarkozy : transformer la France en pays sous-développé

"Je veux" ceci, "je veux" cela… Dès qu'il prend la parole, on se demande ce qu'il va bien vouloir aujourd'hui… En fait, pour le sujet qui nous intéresse, il veut surtout ne rien faire et jouer le bon petit soldat du capitalisme financier international. Ce que l'UMP nous présente comme des réformes "nécessaires et modernes" est en réalité une absence totale de courage et d'innovation politique, et la conviction que l'on ne peut rien faire pour contrer le phénomène des délocalisations. Il n'y aurait aucune autre issue que la mise en concurrence directe des travailleurs français avec ceux de la Chine, de l'Inde et de tous les pays en voie de développement.

  • Pour les travailleurs, c'est le nivellement par le bas et le retour au XIXème siècle : baisse du salaire horaire, destruction de la protection sociale, allongement de la journée de travail, dégradation des conditions de travail, recul du départ en retraite, etc.
  • Pour le pays, c'est la destruction progressive des grandes infrastructures publiques (désengagement programmé de l'Etat), la détérioration de la santé de la population (système de santé privatisé à deux vitesses) et la dégradation du "capital humain" (nivellement par le bas de la formation, de l'enseignement, de la recherche et du savoir-faire).

En clair, le programme de l'UMP entraînera la destruction de tout ce qui a fait de la France un grand pays. Au lieu de valoriser ces avantages compétitifs à travers une politique de développement réellement audacieuse et volontariste, on les démolit pour nous transformer en pays sous-développé. Ah elles sont belles les "réformes nécessaires" !

Bayrou : pareil, mais la faute à l'Europe

Que l'on ne s'y trompe pas : au-delà des effets de manche et des postures médiatiques, le programme de Bayrou est du même acabit que celui de l'UMP. Ses conséquences seront les mêmes pour le peuple français.

Pour la lutte contre les délocalisations, une variante néanmoins : Bayrou décrète que ce problème ne peut être traité qu'au niveau européen, et affirme qu'il fera tout son possible pour que ça se fasse (quoi ? comment ?)… Question : que va faire l'Europe sur ce sujet ? Rien, vous avez raison. Mais ça ne sera pas de la faute à Bayrou !

Ca rappelle furieusement une déclaration de Sarkozy il y a quelque temps, qui se félicitait des institutions européennes actuelles car elles permettaient de faire passer en douceur des "réformes" qu'aucun gouvernement n'aurait pu tenter dans son pays sans mettre son peuple dans la rue… Bayrou a bien appris la leçon.

Royal : les promesses n'engagent que ceux qui y croient

Dans le programme de Ségolène, rien de bien précis concernant les délocalisations. Beaucoup de bonnes intentions et de promesses à caractère "social", come le PS a toujours su le faire avec brio en période électorale. Mais une fois au pouvoir : pschiitt ! Retour au "réalisme"…

Ainsi, personne n'a autant privatisé que Jospin au cours de ces 20 dernières années. Et c'est le PS qui va réhabiliter le service public ?

Autre exemple cruel : Royal nous promet l'instauration de la Taxe Tobin (sans la nommer). Elle ne manque pas d'air : quand le PS avait la majorité au parlement, il s'est bien gardé de voter cette taxe, alors que le débat était pourtant à l'ordre du jour, notamment porté par ATTAC.

Le programme de Royal ne comporte aucune mesure précise ou courageuse de nature à vraiment lutter contre les délocalisations. Quant aux belles promesses, on sait que la plupart resteront lettre morte.

Buffet : une députée qui fait son boulot !

A l'Assemblée Nationale, le seul groupe parlementaire qui ait travaillé sur la question des délocalisations ces dernières années est le Groupe des Députés Communistes et Républicains.

Ce travail de fond s'est concrétisé par plusieurs projets de lois. Le dernier en date (janvier 2007) est particulièrement abouti. Ces députés auraient bien voulu que leurs propositions soient discutées, débattues, contredites : les autres n'ont même pas voulu mettre ce projet en débat !

Lorsque vous voterez lors des législatives en juin prochain, souvenez-vous que les seuls députés qui ont voulu ouvrir le débat des solutions politiques au problèmes des délocalisations sont les députés communistes et républicains. Ces députés travaillent pour vous, cherchent des solutions, font des propositions pour résoudre les problèmes qui vous préoccupent.

Marie-George Buffet fait partie de ce groupe parlementaire, elle est l'une des deux rapporteuses ayant présenté ce dernier projet de loi (voir le texte de son intervention).

La proposition : un protectionnisme à la fois défensif et offensif

La proposition de loi comporte des dispositions pour empêcher les licenciements boursiers (dans le même esprit que ce que l'on trouve déjà dans les 125 propositions des collectifs antilibéraux, mais en plus abouti). Mais c'est précisément sur la lutte contre les délocalisations qu'elle constitue une innovation majeure et verse au débat une contribution déterminante.

Oui il faut oser dire ce mot : protectionnisme. Ce n'est pas un tabou, et il faut bien appeler les choses par leur nom ! Mais il ne s'agit pas d'un repli sur soi frileux et mortifère. Au contraire, le dispositif proposé est à la fois simple et très élaboré, défensif et offensif :

  • Défensif : tout produit ou service importé sera taxé selon un barème défini en fonction des écarts de salaires et de protection sociale entre les pays importateurs et exportateurs. Ce taux sera calculé par pays et secteur d'activité, en fonction de différents paramètres, et actualisé régulièrement. Il annulera l'intérêt que pourraient représenter le dumping social et les délocalisations. Les recettes dégagées par cette taxe seront allouées pour partie sur le territoire national aux organismes qui financent les conséquences des délocalisations (sécurité sociale, assurance chômage).
  • Offensif : l'autre partie des recettes dégagées par cette taxe sera directement affectée à l'aide au développement des pays à faible coût du travail afin d'accélérer le processus d'augmentation de niveau de vie et de protection sociale des salariés. Enfin, la France interviendra au niveau européen et dans le cadre des différents organismes internationaux pour généraliser ce prélèvement différentiel.

Nous vous invitons à consulter le texte de la "proposition de loi n° 3559 tendant à lutter contre les délocalisations et à favoriser l'emploi", enregistrée à la Présidence de l'Assemblée Nationale le 11 janvier 2007.

Oui c'est possible, non ce n'est pas de l'utopie !

L'utopie, c'est de croire que l'on peut ne rien faire sans aller à la catastrophe pour des millions de gens (merci le PS et l'UMP), ou qu'il suffirait d'interdire les licenciements (merci Besancenot, totalement ridicule) ou de donner le pouvoir aux salariés de s'opposer aux délocalisations (merci les collectifs antilibéraux, mais les 125 propositions sont très insuffisantes sur ce sujet !).

Vous n'imaginez pas la complexité des réglementations européennes et internationales actuellement mises en œuvre par des armées de technocrates pour faire fonctionner l'économie internationale. Cette proposition n'est pas plus compliquée à mettre en œuvre que ce qui existe déjà, elle représente juste une autre orientation politique.

Ouvrons ce débat de toute urgence, avant le premier tour !

Alors qu'elle ne fait l'objet que d'une seule phrase noyée dans un encadré page 35 de son programme, la gauche populaire et antilibérale doit porter avec fierté cette proposition et tout faire pour que s'ouvre le débat autour de cet enjeu qui représente aujourd'hui une préoccupation majeure pour les Français.

Nous sommes aujourd'hui la seule force politique capable de verser au débat des propositions nouvelles pour répondre au problème des délocalisations, il faut que ça se sache !

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lundi 12 mars 2007

Photo choc

La France d'après

Sans commentaire... !

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samedi 24 février 2007

Face aux discours, le regard d'une femme

Une de HDLa dernière couverture de HD est d'une force incroyable. Plongez-vous dans le regard de cette femme. Elle est employée de Samsonite, entreprise cédée frauduleusement à Energy Plast pour éviter le coût d'un plan de sauvegarde de l'emploi. 204 licenciements viennent d'être annoncés.

Ce regard, c'est une vie qui s'effondre, l'angoisse des lendemains sans perspective et la précarité qui s'annonce.

Ce regard hurle l'indécence du discours de Nicolas Sarkozy sur la "valeur travail".

Ce regard ridiculise les tentatives maladroites de Ségolène Royal de concilier l'inconciliable, de nous faire croire qu'on peut éviter une remise en cause profonde des règles du jeu.

Ce regard est une honte pour nous tous. Il nous rappelle qu'après tant de milliers d'années, de révolutions et d'évolutions, nous sommes toujours incapables de vivre ensemble avec suffisamment de fraternité et de solidarité pour qu'aucun homme, aucune femme n'ait à craindre l'avenir à ce point.

Ce regard crie l'urgence d'un autre projet de société qui réhabilite la politique et remette l'économie à sa place : au service de l'Homme.

Ce regard est terrible pour les médias qui orchestrent une campagne électorale bipolaire et insipide, en escamotant le débat sur les projets et en tentant d'imposer le vote utile pour kidnapper la démocratie dès le 1er tour.

Ce regard est insoutenable pour les fossoyeurs de l'unité antilibérale qui ont brisé l'élan des collectifs.

Le 22 avril, pour elle, je voterai Marie-George Buffet.

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jeudi 22 février 2007

A diffuser sans modération : le tract-questionnaire !

Pour clore cette série de 10 questions, voici un tract-questionnaire qui reprend sous la forme d'un petit test les principales questions publiées...

Question n°10 : qu'est-ce que le communisme aujourd'hui ? Jouez et votez !

Un totalitarisme. Les millions de morts du goulag soviétique ne vous ont pas suffi ? Je vote Nicolas Sarkozy !
Une utopie. De belles idées pour faire rêver la jeunesse, mais totalement indadaptées à la réalité du monde d'aujourd'hui, dominé par le libéralisme économique. Je vote Ségolène Royal !
Un avenir à construire ensemble. Une vision de l'humanité plus que jamais d'actualité, à l'heure où l'on veut nous imposer une mise en concurrence féroce entre individus et entre pays, au lieu de développer la solidarité et le lien social. Je vote Marie-George Buffet !

Réglons d'abord leur compte aux poncifes rabachés jusqu'à la nausée par les tenants de l'ordre établi : assimiler communisme et goulag, c'est aussi con et dangereux que d'assimiler la chrétienté et les croisades, l'inquisition et les guerres de religion du moyen-âge ; l'islam et Ben Laden ; ou encore le capitalisme et l'esclavagisme. Toute conception de l'homme et de la société, quelle qu'elle soit, peut être utilisée pour justifier le totalitarisme.

Des tragédies soviétiques du XXème siècle, les communistes ont tiré de nombreux enseignements. Le premier d'entre eux étant que si le pouvoir est centralisé et concentré dans peu de mains, qui plus est sans aucun contrôle citoyen, les conséquences sont le plus souvent tragiques. A ce titre, la vision du pouvoir qui anime l'un des principaux candidats à la présidentielle apparaît extrêmement inquiétante...

Cette conviction démocratique profonde irrigue toute notre activité politique, du fonctionnement rénové du PCF jusqu'aux propositions pour une 6ème république : pouvoir et contrôle citoyens, proportionnelle, démocratie jusque dans l'entreprise, non cumul des mandats et limitation de leur renouvellement, etc.

Mais le communisme, c'est aussi la conviction profonde que la question des rapports de production est au coeur de la pensée et de l'action politiques.

Alors qu'une part toujours croissante des richesses produites va aux actionnaires, il existe une aspiration populaire de plus en plus forte à ne plus se faire voler le fruit de son travail. Nicolas Sarkozy ne manque pas d'air lorsqu'il prétend vouloir réhabiliter le travail, lui qui défend un système économique qui ne cesse d'augmenter depuis des années la part de la valeur ajoutée produite volée aux travailleurs et offerte au capital.

De son côté, le PS n'envisage pas de changer fondamentalement les règles du jeu, loin s'en faut, et ça ne s'améliore pas...

Ce qui définit aussi le communisme aujourd'hui, c'est une aspiration à une société fondée sur la solidarité et la fraternité, en contradiction radicale avec le chacun pour soi, la précarité et la mise en concurrence exacerbée qui fondent le néolibéralisme, forme actuelle du capitalisme.

Cette aspiration constitue le fil rouge de toutes les luttes d'émancipation dans lesquelles s'investissent aujourd'hui les communistes : féminisme, droit au logement, défense des sans-papiers, services publics, droits sociaux, etc.

Si la socialisation des moyens de production demeure une perspective, elle ne s'inscrit pas dans l'attente d'un grand soir hypothétique, mais bien dans un processus progressif et démocratique de transformation en profondeur des rapports de production, pour orienter l'activité économique vers la satisfaction des besoins de chaque individu au sein d'une société solidaire.

C'est dans cette perspective que s'inscrit le programme de la gauche populaire et antilibérale défendu par Marie-George Buffet, qui constitue une alternative solide et crédible pour la France et l'Europe du XXIème siècle.

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mardi 13 février 2007

Question n°9 : qu'est-ce que le conservatisme ? Jouez et votez !

Ne pas faire les réformes nécessaires : supprimer la durée légale du travail, le SMIC, les 35 heures, l'interdiction de travail de nuit pour les femmes, et de jour pour les enfants, et tant que l'on y est la sécu et les retraites (mais pas les privées)... bref, avancer dans l'allégresse vers un XXIème siècle radieux ! Je vote Nicolas Sarkozy !
Le refus des compromis. Ne pas remettre en cause le néolibéralisme, ne pas multiplier de vilains privilèges qui pénalisent notre compétitivité, tout en promettant que ça ira mieux, ça devrait être possible, non ? Je vote Ségolène Royal !
Revenir au XIXème siècle. Nous faire croire que la destruction des droits et la précarisation généralisée sont synonymes de modernité, alors que la modernité c'est d'aller vers plus de civilisation, de solidarité et de lien social. Je vote Marie-George Buffet !

Il est prodigieusement énervant de voir les tenants du néolibéralisme débridé opérer cette escroquerie sémantique, avec l'assentiment hébété des médias. La modernité, ça serait de nous faire vivre comme des bêtes affamées et haineuses les unes envers les autres ? Le conservatisme, ça serait de continuer la progession de l'humanité vers plus de civilisation et d'émancipation ?

Assez ! Bas les masques et bas les mots !

La modernité, c'est remettre l'Histoire en marche en s'appuyant sur un projet ambitieux : le programme de la gauche populaire et antilibérale défendu par Marie-George Buffet.

- Publié sur mon blog -

mardi 6 février 2007

Question n°8 : qu'est-ce que la candidature de José Bové ? Jouez et votez !

Un cadeau. Mais alors quel régal de les voir s'autodétruire comme ça ! Moi qui avait si peur que la question du néolibéralisme devienne centrale dans la campagne ! Pendant que tous ces marioles se divisent, nous on peut tranquillement faire campagne sur la "valeur travail". Même Ségolène tombe dans le piège et nous suit sur ce terrain... Quel régal cette campagne ! Je vote Nicolas Sarkozy !
Un soulagement. Quand on voit tous ces socialistes qui renient la sociale-démocratie et s'apprêtent à voter Marie-George Buffet, il était temps de lui planter un couteau dans le dos à celle-là ! Que José se rassure pour ses 500 signatures, on l'aidera ! Je vote Ségolène Royal !
Une révélation : un autre monde est possible ! Un monde où l'on refuse le vote majoritaire des militants, un monde où l'on se fait plébisciter par quelques dizaines de milliers de clics, un monde où l'on fait acte de candidature pour soulager ses picotements, un monde où l'on torpille une occasion de bouleverser la donne à gauche et de changer vraiment la vie, pour satisfaire de fumeux projets de recomposition politique... bref, un monde où l'on invente enfin une nouvelle façon de faire de la politique ! Mais finalement, cette façon-là ne sent vraiment pas bon... j'en préfère une autre : Je vote Marie-George Buffet !

Quand José Bové s'est impliqué dans l'aventure des collectifs antilibéraux, nous ne doutions pas que son apport serait essentiel pour construire des propositions fortes, novatrices, mobilisatrices et détaillées, à la mesure des enjeux énormes de l'agriculture, fondamentaux pour changer notre rapport au monde mais aussi (et plus trivialement) améliorer la santé publique.

Les collectifs ont travaillé plusieurs mois pour élaborer un document de 34 pages (!) réunissant 125 propositions. Dans ce document, les 11 lignes (!) consacrées aux cinq propositions sur l'agriculture sont précédées de l'introduction suivante :

"L’agriculture (en l’état cette partie a été jugée trop insuffisante pour être amendée. Un groupe de travail sera mis en place rapidement afin de proposer une nouvelle mouture. Les points indiqués ci-dessous le sont pour mémoire.)"

Mais il est venu faire quoi dans les collectifs, José Bové ? J'ai peur de comprendre...

A part ça, sur les 15 engagements mis en avant dans le programme de la gauche populaire et antilibérale défendu par Marie-George Buffet, l'un s'intitule "placer l'écologie au coeur du développement" (2 pages), l'autre "agriculture, souveraineté et sécurité alimentaire" (2 pages encore...). Et dans le troisième chapitre d'exposé global du programme, il y a encore toute une partie sur la protection de l'environnement (page 58), et une autre sur le développement agricole et alimentaire (page 61).

Mais que valent ces propositions face à de gauloises moustaches et à d'irrépressibles picotements ?...


Dernière minute : Marie-George Buffet dénonce la condamnation de José Bové. Comme le dit l'un des commentaires sur Bellaciao : "Chapeau Marie-George : la parole et les actes en conformité jusqu’au bout... malgré toutes les bassesses et les chausse-trappes ! Il n’y a pas à dire : c’est une femme d’Etat !"

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dimanche 4 février 2007

Question n°7 : quelle ambition pour la France ? Jouez et votez !

Se soumettre. Faire allégeance au maître du monde, George W Bush, pour protéger la France de son courroux. Se soumettre au modèle économique dominant : la concurrence entre les peuples. Il n'y a qu'une seule règle du jeu possible, résignons-nous mais appliquons-là à fond ! Je vote Nicolas Sarkozy !
Collectionner les bons points décernés par la Commission européenne. Nous nous sommes faits suffisamment remarquer avec notre NON au référendum, il est temps de montrer à nos partenaires et aux commissaires ultra-libéraux que nous sommes de bons gestionnaires raisonnables. Je vote Ségolène Royal !
Redonner espoir. Remettre l'Histoire en marche sur le Vieux Continent en portant un projet politique et économique d'avenir, placé sous le signe d'une double réconciliation : entre les hommes d'abord, mais aussi entre les hommes et la planète. Je vote Marie-George Buffet !

Alors que le capitalisme néolibéral débridé broie des millions de personnes à travers le monde, l'Histoire se remet en marche en différents points du globe, notamment en Amérique du Sud. Contrairement à ce que les chantres du néolibéralisme nous matraquent dans tous les médias qu'ils contrôlent, une autre politique et une autre économie sont possibles.

Après la première étincelle du NON au référendum, la France doit relever ce défi et porter cet espoir sur le Vieux Continent.

Au lieu de prêcher la résignation, il est temps de réaffirmer nos droits et de réhabiliter la solidarité et le lien social, pour que le voisin ou l'étranger ne soit plus un concurrent mais un concitoyen.

Au lieu de nous tirer vers le bas en ne nous offrant comme seul horizon que les conditions de vie du sous-prolétariat chinois avec lequel nous sommes mis en concurrence, il est temps de relever les défis du XXIème siècle : réchauffement climatique, pollution et destruction de l'environnement, fin du pétrole, etc.

Ses ingénieurs, techniciens, chercheurs, ouvriers et paysans sont une richesse pour la France, un atout essentiel qu'il faut développer à travers une politique industrielle ambitieuse et un grand pole public de recherche, pour construire une économie durable et une industrie efficace, respectueuses de la planète. Ces compétences et ce savoir-faire renouvelés feront de la France une référence internationale dans ces domaines, et créeront des emplois.

Pour que le monde dans lequel vivront nos enfants soit meilleur que le nôtre, et pour qu'ils y aient une place, la France a besoin d'une ambition de cette ampleur, que l'on ne trouve que dans le programme de la gauche populaire et antilibérale défendu par Marie-George Buffet.

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mercredi 31 janvier 2007

Question n°6 : qu'est-ce que le droit au logement opposable ? Jouez et votez !

Une grande idée, mais il va de soi qu'elle ne pourra pas concerner les étrangers, encore moins les sans-papiers. Pourquoi pas en exclure aussi les chômeurs, ces fainéants qui ne travaillent même pas et ne veulent donc pas vraiment s'en sortir ? Voilà une belle occasion de stygmatiser les assistés et de cultiver le "chacun pour soi" pour faire avancer une noble cause : la concurrence libre et non faussée entre les individus. Je vote Nicolas Sarkozy !
Une grande idée que le Conseil Economique et Social devra prendre le temps d'étudier soigneusement. Dans l'immédiat, plusieurs mesures devront permettre de faire "le maximum" pour éviter que des gens ne se retrouvent à la rue. Depuis 20 ans, le PS a maintes fois montré sa capacité à faire le maximum. Je vote Ségolène Royal !
Une grande idée qui restera lettre morte si elle ne se concrétise pas par des mesures volontaristes : interdiction des expulsions (et des coupures d'eau ou d'électricité), création d'un grand service public du logement, inéligibilité des maires ne respectant pas les lois sur le logement (SRU par exemple) dans leur commune (Neuilly sur Seine par exemple). Je vote Marie-George Buffet !

En 2007, une puissance économique comme la France peut laisser crever de froid des gens dans la rue, alors que les mots "Liberté, Egalité, Fraternité" sont gravés au fronton de tous les bâtiments publics. Cette situation en dit long sur l'état de délabrement avancé de ses valeurs fondatrices, fruit de nombreuses années de démolition du lien social et d'exacerbation du "chacun pour soi".

Comment s'étonner alors que les "jeunes des quartiers" ne se reconnaissent pas dans cette société qui laisse crever les siens, et n'adhérent pas à des institutions dont la seule qu'ils ont encore le loisir de cotoyer est... la Police !

Cette situation n'est pas une fatalité, mais simplement la conséquence de l'abdication du Politique en faveur d'un néolibéralisme dont l'expansion ne connaît plus de limites. Il est urgent de reconstruire le lien social en réhabilitant la fraternité, de déclarer la mobilisation générale pour que plus personne ne soit sans toit. C'est le sens et l'ambition du programme de la gauche populaire et antilibérale défendu par Marie-George Buffet.

Post-Scriptum : des trois réponses ci-dessus, un observateur avisé déduira que le consensus est un concept à géométrie variable, à manier avec la plus grande prudence...

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mardi 30 janvier 2007

Question n°5 : qu'est-ce que le moratoire sur les OGM ? Jouez et votez !

De l'étatisme archaïque et obscurantiste. La concurrence libre et non faussée reste le mécanisme le plus efficace pour sélectionner ce qui est bon pour notre santé. Ainsi, la réussite exceptionnelle des semenciers et des industriels de l'agroalimentaire français est une preuve éclatante de leur sens du bien public. C'est donc forcément pour de bonnes raisons qu'ils développent une telle énergie pour imposer au monde les OGM. Je vote Nicolas Sarkozy !
Un sujet clos. Il y a fort longtemps, Ségolène avait encouragé les maires de sa région à prendre des arrêtés anti-OGM. Depuis, on l'a informée. Elle a récemment affirmé que si les scientifiques ne sont pas tous d’accord entre eux, c’est plutôt "sur les mérites des OGM" (voir cet article). On reconnaît bien là le sens des responsabilité du Parti Socialiste. Je vote Ségolène Royal !
Une urgence ! En agriculture, la seule utilité incontestable des OGM est de rançonner les agriculteurs et d'enrichir les semenciers et les industriels de la chimie : les paysans doivent racheter des semences tous les ans (les OGM sont stériles) et inonder leurs champs des pesticides et autres saloperies associées à ces semences, qui se retrouvent dans notre assiette. Ma santé n'est pas négociable ! Je vote Marie-George Buffet !

On constate aujourd'hui une offensive tous azymuths sur le vivant, nouvel eldorado de la marchandisation du monde : verrouillage du marché des semences et des pesticides via les OGM et les brevets, harcèlement judiciaire des réfractaires (voir la situation hallucinante de Kokopelli, ou encore celle d'Eric Petiot, dangereux terroriste promoteur du... purin d'ortie !).

Il est urgent de réhabiliter le politique et l'intervention citoyenne dans ce domaine (comme dans beaucoup d'autres), ce qui nécessite un vrai courage politique et des mesures fortes comme en comporte le programme de la gauche populaire et antilibérale défendu par Marie-George Buffet (qui s'est prononcée explicitement pour le moratoire sur les OGM).

Alors que les OGM ont par ailleurs des applications thérapeutiques majeures, ce problème illustre bien la nécessité de préserver l'indépendance de la recherche par rapport au pouvoir économique, et donc de constituer un pôle public de la recherche, puissant et n'ayant de compte à rendre qu'envers les citoyens.

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dimanche 28 janvier 2007

Question n°4 : qu'est-ce que l'Europe ? Jouez et votez !

Un truc génial ! L'Europe a permis de faire passer comme une lettre à la poste des mesures hallucinantes qu'aucun gouvernement n'aurait pu défendre sans jeter des milliers de personnes dans la rue. Il a suffi d'expliquer aux Français, l'air peiné, que vraiment on n'y pouvait rien, c'était l'Europe qui avait décidé. N'en parlons surout plus et laissons la Commission faire son travail, elle sait ce qui est bon pour nous et il serait bien imprudent de remettre en cause une si belle machine technocratique à fabriquer de la paix sociale ! Je vote Nicolas Sarkozy !
Ben euh... C'est bien, l'Europe. Je vote Ségolène Royal !
Un espace à reconquérir. Avec le NON français, un coup d'arrêt a été donné à la marche forcée vers une Europe ultralibérale. Transformons l'essai, ouvrons enfin le débat : de quelle Europe voulons-nous, nous les peuples Européens ? L'Europe doit être sociale, démocratique, écologique, facteur de paix et de solidarité dans le monde. Je vote Marie-George Buffet !

C'est au niveau de l'Europe que la lutte contre la mondialisation néolibérale peut être menée avec succès. Ses institutions doivent être démocratisées et mises au service de cette ambition et du progrès social. Le programme de la gauche populaire et antilibérale défendu par Marie-George Buffet est le seul en mesure de relever ce défi.

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Question n°3 : qu'est-ce que la baisse des charges sociales ? Jouez et votez !

Une évidence. Comme chacun sait, ces charges ne sont là que pour embêter les entreprises, même le MEDEF le dit. Elles sont nuisibles, alors supprimons-les. Mort aux charges sociales, vive l'emploi ! Je vote Nicolas Sarkozy !
Une nécessité, et une bonne occasion de montrer qu'on peut être à la fois de gauche et réaliste. Au cours de ces 20 dernières années, le PS a maintes fois montré sa capacité à prendre des décisions courageuses, que même la droite n'aurait pas osé prendre. Je vote Ségolène Royal !
Du vol : c'est faire cadeau aux actionnaires de la part mutualisée de la rémunération des travailleurs. Une méthode redoutable pour diminuer les salaires réels sans avoir l'air de toucher à la feuille de paye, tout en détruisant l'un des mécanismes de solidarité de notre société. La précarité généralisée et le modèle social du MEDEF comme perspective d'avenir pour nos enfants ? Non Merci ! Je vote Marie-George Buffet !

Les charges sociales, c'est une partie de notre rémunération qui est versée directement par l'employeur à des organismes qui nous redistribuent cet argent sous différentes formes : remboursement des frais de santé (sécu), indemnisation en cas de chômage, retraite, etc.

Quand on diminue les charges, on diminue d'autant les moyens de ces organismes, et les conséquences sont immédiates : diminution des remboursements de la sécu, déremboursement de certains médicaments, franchise de 1 euro sur tous les actes médicaux, diminution des retraites, réduction des indemnisations en cas de chômage... tout ça c'est du concret !

Conséquence ? C'est avec le bas de la fiche de paye que nous devons maintenant payer la différence, souscrire des assurances et des mutuelles toujours plus chères (quand on le peut), cotiser à des retraites privées... Et nous ne pouvons plus compter sur ces mécanismes de solidarité en cas de coup dur (chômage, accident de la vie, etc.).

Baisser les charges, c'est donc baisser le pouvoir d'achat et les salaires réels des travailleurs, augmenter la précarité, instaurer le "chacun pour soi" et détruire du lien social. Il est vraiment gonflé Sarko de prétendre récompenser et valoriser le travail tout en baissant les charges ! C'est surtout les actionnaires qu'il veut récompenser ! Ne laissons plus l'UMP et le MEDEF colporter des énormités pareilles !

En mettant en oeuvre le programme de la gauche populaire et antilibérale défendu par Marie-George Buffet, on peut renforcer ces mécanismes de solidarité, construire une société dans laquelle chacun puisse s'épanouir sans être rongé par l'angoisse d'une situation précaire, à la merci du moindre accident de parcours.

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Question n°2 : qu'est-ce qu'un fonctionnaire ? Jouez et votez !

Un planqué. Il refuse de prendre des risques. Il bénéficie de privilèges exhorbitants. A part les policiers et les militaires, il ne sert à rien et parasite un marché que les entrepreneurs sauront faire fructifier. Je vote Nicolas Sarkozy !
Une espèce en voie de disparition. Mais chut ! - pour l'instant c'est un électeur. Après, que voulez-vous, c'est l'Europe : il faudra bien libéraliser les services publics et les ouvrir à la concurrence. Forcément. Je vote Ségolène Royal !
Un salarié qui remplit une mission de service public. Sur tout le territoire, il permet à tous les citoyens de bénéficier dans les mêmes conditions des services fondamentaux : santé, éducation, transport, énergie... A ce titre, il doit bénéficier d'une reconnaissance à la mesure des exigences et des contraintes de cette mission. Je vote Marie-George Buffet !

Les services publics doivent être réhabilités, développés et rénovés. Les citoyens doivent être impliqués dans leur fonctionnement et leur contrôle. C'est une question de solidarité et de survie de notre société, car ils traduisent au quotidien l'appartenance de chacun à une même nation. Quand l'Etat se désengage et abandonne au marché des pans entiers de son territoire ou de sa raison d'être, il détruit le lien social... et fabrique de la "racaille" ! Avec le programme de la gauche populaire et antilibérale défendu par Marie-George Buffet, la réappropriation sociale des services publics peut devenir une réalité.

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Question n°1 : qu'est-ce qu'un chômeur ? Jouez et votez !

Un assisté. Il faut valoriser le travail et récompenser les travailleurs, eux au moins se prennent en main et veulent s'en sortir. Tant pis pour les autres. Je vote Nicolas Sarkozy !
Une victime. Le monde est dur mais on n'y peut pas grand chose, c'est la mondialisation. Il faut quand même aider les plus faibles. Je vote Ségolène Royal !
Un citoyen à part entière. Il doit bénéficier d'un revenu normal et de formations lui permettant de s'épanouir et poursuivre son parcours professionnel. Je vote Marie-George Buffet !

Oui, on peut mettre en oeuvre aujourd'hui la sécurisation des parcours professionnels. Oui, on peut financer ces mesures. C'est une question de volonté politique. Pour en savoir plus, consultez le programme de la gauche populaire et antilibérale, défendu par Marie-George Buffet. Il est temps de rendre leur dignité à ceux qui sont quotidiennement insultés par le discours de Sarkozy sur le travail.

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